Les policiers municipaux, mieux que les caméras de surveillance
27/01/2010
Le 2 septembre 2009, le Conseil d’Etat avait annulé le décret qui autorisait l’emploi par les agents de police municipale (PM) du pistolet à impulsion électrique TASER. Cette décision avait pour but non pas de supprimer à l’avenir toute utilisation de TASERS mais d’imposer un encadrement plus surveillé à la PM tel que celui proposé aux agents de la police nationale, et ce compte tenu de la spécificité technologique de l’équipement.

Le Syndicat National des Policiers Municipaux s’était alors déclaré « surpris » par cette décision puisque  « les polices municipales disposent de Moniteurs au Maniement des Armes dit « MMA », tous formés par la police nationale. » Le syndicat avait ajouté d’autre part que « dans le cadre de la formation spécifique au port et à l’utilisation du TASER les « MMA » des polices municipales prodiguent un enseignement identique inculqué en police nationale. Le syndicat concluait par cette remarque on ne peut plus justifiée : «  Les policiers municipaux n’auraient-ils aujourd’hui plus le droit de se défendre et de protéger leur intégrité physique ? ».

De plus, concernant la requête déposée le 20 octobre 2008 par l’association Réseau d’Alerte et d’Intervention pour les Droits de l’Homme (RAIDH) demandant d’annuler le décret n° 2008-993 du 22 septembre 2008 modifiant le décret n° 2000-276 du 24 mars 2000 fixant les modalités d’application de l’article L. 412-51 du code des communes et relatif à l’armement des agents de police municipale, le syndicat avait souhaité savoir « si les responsables de l’association RAIDH résideraient au « Merveilleux monde des Bisounours », juste à côté du « Pays de Candy » ? Seraient-ils totalement déconnectés de la dure réalité du terrain et méconnaitraient-ils la profession de policier municipal ? ». (http://niceenmouvement.blogspot.com/2009/09/taser-reaction-du-syndicat-national-des.html)

Concrètement, à Nice ou Saint-Raphaël, les habitants peuvent en tout cas se féliciter d’avoir choisi de renforcer la présence de la police municipale sur son territoire plutôt que de multiplier les caméras de vidéosurveillance : en effet les statistiques pour 2009 montrent combien cette préférence s’est révélée efficace. Il est certes moins onéreux de mettre en place des caméras que de recruter du personnel, mais sur la commune de Saint-Raphaël il n’y a pas eu d’hésitation. Et le résultat est concluant : la petite et grand délinquance ont en effet très nettement baissé.

Ainsi, s’il est certain que la présence de caméras offre l’avantage de montrer un flagrant délit (et par conséquent le visage des auteurs), il n’en demeure pas moins vrai que, si des policiers avaient été présents, les délinquants ne seraient jamais passés à l’acte!

En outre, disposer de TASERS permettait aux agents de police municipale de décourager tout acte de violence ou d’agression. Le Ministre de l’Intérieur, Monsieur Brice Hortefeux, avait affirmé que la PM retrouverait très rapidement usage de ses TASERS, or depuis près de cinq mois ces armes demeurent toujours dans des coffre-forts et rien n’est annoncé pour changer cet état de fait …
Source varmatin.com