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Un Taser a dû être utilisé pour maîtriser le jeune homme surexcité Version imprimable Suggérer par mail
8 Fevrier 2010
25 octobre 2009 , 3 h du matin, sur la route de Carcassonne, un accident matériel de la circulation vient de se produire. Pas de blessé. Mais une Renault Laguna accidentée, immobilisée en plein milieu de la chaussée. Et un conducteur passablement ivre qui va donner du fil à retordre aux policiers et aux gendarmes.
Soufiane, un jeune maçon de 21 ans, est surexcité. Les yeux brillants et l'haleine chargée, il indique immédiatement que son véhicule n'est pas assuré. Les policiers lui demandent ses papiers d'identité. La réponse de l'automobiliste est inattendue et disproportionnée... A l'un des agents, il lance : « Enlève ton uniforme et viens te battre ! Sale bâtard ! » Et, menaçant, ajoute : « Si je te vois en ville, je te fais la peau ! Si tu es sur un passage
piéton, je passe et je te fous en l'air ! »Les policiers appellent des gendarmes en renfort. Soufiane se rebelle et refuse de se laisser interpellé. Un Taser, pistolet qui envoie deux dards délivrant une forte décharge électrique, doit être utilisé pour le menotter.
Nettement plus calme devant ses juges, hier, le maçon fait profil bas. Il s'explique : « J'ai pas apprécié qu'il me tienne par le bras ». Et les insultes ? « Je ne me souviens pas. J'avais bu. J'ai eu un trou de mémoire ».
« Ça n'était juste qu'un contrôle d'identité. Est-ce que vous avez un problème particulier avec les forces de l'ordre ? » demande le juge. Soufiane marmonne une réponse incompréhensible.
Me Frédéric Pinet, avocat des policiers qui se sont porté partie civile, trouve « inadmissible » le comportement du prévenu. D'autant qu'il n'est pas le seul : « Les insultes et les rébellions envers les forces de l'ordre deviennent malheureusement récurrentes ».
Du côté du parquet, on demande six mois de prison ferme. Soufiane n'en est pas à son coup d'essai. « Il n'a plus droit au sursis. Il faut qu'il songe sérieusement à changer de comportement » insiste le substitut Philippe Romanello.
Finalement ce sera 100 jours amende à 50 €, 800 € de dommages et intérêts, ainsi que 500 € de frais de justice.
Soufiane qui était défendu par Me Emmanuelle Mandrou, a la chance de travailler. Le juge Pierre Vilar explique sa décision : « La priorité, c'est votre insertion. Vous avez un travail, tant mieux, gardez-le. Mais faites attention la prochaine fois, monsieur... »
Sid MOKHTARI
Selon le MidiLibre.com
 
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